Êtes-vous un dirigeant?
Rêvez-vous d'un monde meilleur?

Je développe des outils, des concepts et des idées pour réaliser l'innovation sociale.

Salon du véhicule électrique de Montréal, le compte rendu

Du 26 au 28 mai 2017, se tenait à la Place Bonaventure à Montréal, le premier salon du véhicule électrique de Montréal (une première au Canada). Je suis allé faire un tour afin de mieux connaitre les options qui s’offrent à moi pour mon prochain véhicule et aussi pour m’inspirer pour mon jeu de course de voitures électriques: Gaia Green Racing. Voici mon compte rendu relativement léger de ce que le salon présentait et aussi de mon évaluation du marché en général.

 

Depuis la création de Tesla avec ses voitures électriques innovatrices et très avancées technologiquement, plusieurs constructeurs automobiles ont suivi en lançant leurs propres modèles de voitures électriques de peur de perdre le marché. Bien qu'encore marginale, une course est bien amorcée pour que la voiture de demain soit 100% électrique.

Depuis la création de Tesla avec ses voitures électriques innovatrices et très avancées technologiquement, plusieurs constructeurs automobiles ont suivi en lançant leurs propres modèles de voitures électriques de peur de perdre le marché. Bien qu’encore marginale, une course est bien amorcée pour que la voiture de demain soit 100% électrique.

L’intérêt pour le changement

Basé sur les commentaires, il y a réellement un intérêt démarqué pour les véhicules électriques. Ce n’est peut-être pas tant un intérêt pour les véhicules eux-mêmes, mais pour les avantages qu’ils procurent. La majorité des gens en veulent aux pétrolières pour les pratiques immorales et les véhicules électriques sont une façon de s’approprier le changement vers un monde meilleur.

En ce moment, les véhicules électriques représentent quelque chose de relativement nouveau. C’est un marché en pleine effervescence. Il y a réellement un grand travail d’éducation à faire.

 

Changement de mentalité et changement de style de vie

Conduire un véhicule 100% électrique demande un changement de mentalité. Ceux qui ont un véhicule électrique et qui font de longs trajets doivent absolument connaitre les emplacements des bornes de recharge. Il y a plusieurs applications mobiles pour cela. Le temps de recharge est encore relativement long. On parle souvent de charges à 80% à l’intérieur de 30 min sur les bornes de recharge rapide. Parfois, il vaut mieux faire deux arrêts sur un trajet pour recharger partiellement que d’essayer de recharger à 100%. Conduire un véhicule 100% électrique demande plus temps d’arrêt. Si l’on veut vraiment maximiser son temps, il faut changer de mentalité. Ce n’est pas seulement la planification des trajets, mais aussi de planifier son temps différemment dans certains cas.

Il y a plusieurs réseaux de recharges. Contrairement à mettre de l’essence, le conducteur doit être membre pour recharger électrique. C’est différent. Les infrastructures pour les bornes de recharges sont minimes par rapport aux stations d’essence.

 

Les véhicules disponibles et autres innovations

Le marché est encore très jeune et le nombre de véhicules est très limité. Plusieurs constructeurs automobiles n’ont même pas de véhicules électriques sur le marché ou même d’annoncés. De plus, ce ne sont pas tous les constructeurs qui ont des véhicules électriques qui étaient présents au salon.

Parmi les véhicules électriques en démonstration, il y avait des véhicules 100% électriques et hybrides rechargeables.

Le salon présentait aussi un moteur électrique pour petite embarcation de plaisance (pour les pêcheurs par exemple). Il y avait aussi un bateau de loisir électrique qui avait été converti à l’électricité. D’autres types de véhicules plus industriels pour des travaux en entreprise étaient aussi présentés. On pouvait aussi voir plusieurs modèles et fabricants de vélos électriques.

Il y a aussi des entreprises qui commencent à se spécialiser dans la mécanique pour voiture électrique.

Des offres pour des voitures électriques usagées ou importées des États-Unis étaient aussi offertes. C’est une preuve que malgré la marginalité de ce marché, il y a une certaine maturité qui se développe.

 

À qui s’adressent les voitures électriques?

Voiture 100% électrique: Ce n’est pas pour n’importe qui. Les gens qui risquent d’en tirer profit largement sont ceux qui vivent en milieu urbain, ceux avec une borne de recharge à la maison ou ceux qui vont au travail avec leur voiture. S’il y a une borne de recharge au travail, c’est encore mieux. Il est difficile, même impossible de se déplacer dans certaines régions. Les bornes de recharges sont trop peu nombreuses encore. Les bornes de recharges rapides (400V) sont minoritaires par rapport aux bornes de recharges standards (240V). Pour le moment, au Québec, les véhicules 100% électriques restent principalement des véhicules urbains et très avantageux pour ceux qui ont ce mode de vie urbain. Même les voitures dont l’autonomie est en bas de 200 kilomètres sont des choix intéressants pour le mode de vie urbain.

Hybride rechargeable: Ils représentent une option intéressante pour ceux qui veulent garder les mêmes avantages et le même style de vie qu’une voiture à essence. Des modèles comme la Chevrolet Volt gardent les mêmes avantages que des voitures 100% électriques en termes d’autonomie, mais seulement pour quelques dizaines de kilomètres sur le mode électrique. Malheureusement, les hybrides rechargeables ne peuvent prendre les recharges rapides contrairement aux voitures 100% électriques. L’aspect rechargeable est principalement envisageable à la maison avant de partir ou quand la voiture reste branchée pendant plusieurs heures à destination. Ce type de recharge n’est pas faite pour les voyages.

Avantages généraux: Les voitures 100% électriques et les hybrides rechargeables offrent des avantages. Par exemple, l’utilisation de voies réservées et le passage gratuit sur certains péages. Cela peut représenter un avantage considérable pour certaines personnes. Cependant, cette mesure incitative risque de disparaitre quand les voitures seront majoritairement électriques.

Voyager électrique: Pour ceux qui prévoient voyager à travers le Canada ou les États-Unis avec une voiture 100% électrique, cela peut être problématique. Le réseau de bornes de recharge est plus développé au Québec et commence à l’être en Ontario. Pour ce qui est des États-Unis, on m’a dit que les bornes de recharges sont souvent accessibles aux commerces comme mesure incitative pour attirer les clients. Ce n’est pas comme mettre de l’essence comme décrit plus haut dans le changement de mentalité.

Choix du fabricant: Il y a aussi un réseau de bornes de recharge de la compagnie Tesla. On m’a dit que ces bornes sont accessibles seulement aux véhicules Tesla. Ceci fait penser aux pour et aux contre d’acheter une Tesla ou autres marques de voitures 100% électriques.

 

Pourquoi changer et comment?

De toute évidence, nous devons changer la façon de faire les choses. Il y a encore plusieurs milliards de dollars donnés en subventions aux pétrolières. C’est très aberrant de voir ces sommes quand l’on voit les manques dans le réseau de bornes de recharge.

Le fait de rouler avec une voiture 100% électrique ou même seulement un hybride rechargeable permet de réduire la consommation d’essence de beaucoup. Un hybride rechargeable permet de rouler 100% électrique sur de courtes distances. La majorité des déplacements se font pour le travail sur une distance qui peut être faite 100% électriques avec un hybride rechargeable. Si nous avions des bornes de recharge dans toutes les maisons qui ont un stationnement et des bornes de recharge dans les entreprises avec des stationnements, il y aurait possibilité de rouler principalement électrique. Il faut donc mettre l’accent sur les infrastructures à la maison et au travail afin qu’il y ait un avantage significatif pour les conducteurs d’acheter une voiture 100% électrique ou un hybride rechargeable.

En plus du cout de déplacement très bas, les véhicules 100% électriques représentent des couts d’entretien très minimes par rapport aux voitures à essence. Même un hybride rechargeable représente des économies sur le carburant. Cependant, je me pose encore des questions sur les couts réels d’entretien des voitures hybrides rechargeables étant donné qu’il y a deux motorisations. Même si le moteur à essence est moins utilisé, il reste qu’il y a une bonne partie de la mécanique d’une voiture à essence qui est présente dans un hybride rechargeable et donc un entretien similaire.

J’ai remarqué que les hybrides rechargeables semblaient avoir un espace plus petit à l’intérieur de la voiture. Étant donné qu’il y a deux systèmes (moteur électrique, moteurs à essence, réservoir d’essence et batteries), il est normal que l’espace passager et l’espace de la valise en souffrent. C’est une impression que j’ai eue.

De plus, l’achat de voitures électriques aide les entreprises à développer le marché. Pour qu’il y ait plus d’offres intéressantes, il doit y avoir une demande forte.

Il y a aussi le fait que plusieurs véhicules électriques sont subventionnés par le gouvernement. Les subventions variées énormément selon les pays et les provinces au Canada.

 

Que manque-t-il pour faire un changement majeur?

Meilleur circuit électrique et plus de bornes de recharge rapide: Étant donné le nombre de bornes de recharge rapides trop peu nombreuses et trop dispersées, il est encore difficile de se déplacer avec une voiture 100% électrique sur de longs trajets. Le circuit électrique offre plusieurs bornes de recharge, mais ce système est moins accessible que l’essence, plus compliqué et probablement encore embryonnaire.

De plus, les gouvernements doivent investir dans les réseaux de bornes de recharges rapides et aussi dans l’accès à ces réseaux et encadrer le développement des réseaux. En ce moment, il semble manquer une certaine vision pour rendre les solutions de recharge plus universelles. Porsche a annoncé la Porsche Mission E qui va sortir dans quelques années avec une prise de charge rapide à 800V, mais les infrastructures ne seront pas présentes. Étant donné le marché encore très jeune, il y est difficile de savoir quelles seront les solutions communes dans quelques années lorsque sortiront des véhicules encore plus performants.

Baisse de prix pour les voitures: Les voitures 100% électriques dont l’autonomie est comparable aux modèles à essence sont encore trop chères. Ceci est principalement dû aux couts des batteries. Tant et aussi longtemps que la production de batteries à bas prix sera problématique, les voitures seront dispendieuses. De plus, les batteries utilisent du lithium et ce n’est pas certain que les ressources mondiales de lithium suffiront à la production de toutes les batteries. Au moins, il y a de la recherche pour des solutions de remplacement et aussi plusieurs solutions sont déjà annoncées pour bientôt.

Meilleure autonomie et meilleurs temps de recharge des batteries: Pour le moment, les entreprises privées font un bon travail dans la recherche de solutions pour de meilleures batteries. L’autonomie des batteries freine plusieurs consommateurs d’acheter. Les gens sont habitués à la facilité de mettre de l’essence dans un véhicule. Il doit avoir des solutions qui rivalisent avec l’essence.

Meilleures offres des fournisseurs de pièces: Ce facteur n’est souvent pas discuté. Même si nous voulions tous acheter des véhicules 100% électriques aujourd’hui, les matières premières et les pièces ne seraient pas disponibles. Les constructeurs automobiles ont besoin que leurs fournisseurs s’adaptent. Ceci prend du temps.

Diversité des types de véhicules: Les véhicules 100% électriques sont principalement des voitures. Il n’y a pas vraiment d’offre de véhicule de type utilitaire sport, de type pickup ou les 4×4. Pourtant, ces modèles sont très populaires. Des modèles dans ces catégories ont déjà été annoncés.

Résolution des conflits de profit des constructeurs: Les constructeurs automobiles n’ont pas un grand intérêt à voir leurs clients acheter des véhicules 100% électriques. Étant donné que les couts d’entretien sont très bas, les constructeurs font moins de profit. L’intérêt pour développer le véhicule 100% électrique est biaisé pour une baisse de profit pour les constructeurs. Ils n’ont pas le même enthousiasme que leurs clients. Malheureusement, il ne semble pas y avoir une solution directe. En ce moment, les constructeurs semblent s’adapter parce que Tesla est en train de prendre leur clientèle et ils doivent réagir.

Simplification des technologies: Si les solutions sont trop complexes, les clients vont se perdre et décrocher. La simplification de l’accès aux solutions a souvent été une clé de succès pour plusieurs entreprises. On doit avoir une meilleure vision de la direction à prendre pour développer le marché des véhicules 100% électriques.

 

Conclusion

Même s’il y a un intérêt démarqué, nous sommes au début d’un grand changement et il reste beaucoup de travail à faire avant de voir la majorité des gens passer à un véhicule 100% électrique. C’est un marché encore très jeune et le nombre de véhicules est très limité, surtout dans les véhicules plus gros comme les véhicules utilitaires sport.

Une compétition est déjà bien installée parmi plusieurs fabricants pour développer de meilleurs véhicules, meilleures piles et autres technologies, ce qui fait avancer le marché. Acheter un véhicule électrique, ou hybride rechargeable permet d’encourager la recherche.

L’électrification des véhicules se fait dans plusieurs secteurs, non pas seulement dans les véhicules de type automobile. Ce qui démontre un intérêt clair pour l’électrification des transports en général et ce dégout pour l’essence.

En ce moment, la voiture 100% électrique n’est pas meilleure que la voiture à essence. Elle est différente. Elle est encore désavantageuse sur plusieurs points et aussi plus avantageuse sur d’autres points. Étant donnée notre dépendance à l’essence, une voiture 100% électrique peut être un excellent choix comme deuxième voiture pour un ménage, mais peut aussi être un excellent choix comme seule voiture pour d’autres consommateurs dont le mode de vie correspond.

Ce qui bloque les consommateurs est principalement relié à l’autonomie de la voiture, le cout et la possibilité de recharger pendant les trajets. Tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas de meilleures piles et solutions de recharge, l’achat d’une voiture 100% électrique restera quelque chose de marginal.





L’impact d’héberger des réfugiés

Plusieurs réfugiés syriens ont été accueillis dans plusieurs pays dans les derniers mois. Généralement, les citoyens sont en faveur de l’hébergement des réfugiés. Cependant, l’impact d’héberger des réfugiés n’a pas été discuté de façon stratégique. Il y a évidemment un cout à cet hébergement.

 

La triste réalité des réfugiés essayant de fuir la guerre dans leur pays. Bien souvent, ils prennent de gros risques pour trouver un monde meilleur.

La triste réalité des réfugiés essayant de fuir la guerre dans leur pays. Bien souvent, ils prennent de gros risques pour trouver un monde meilleur.

L’hébergement de réfugiés comporte des couts

Le gouvernement fédéral du Canada a annoncé le budget qui sera déployé pour l’accueil des réfugiés. L’argent de ce budget provient des taxes payées par les citoyens. En principe, cet argent qui est maintenant disponible pour l’hébergement des réfugiés, est coupé dans d’autres secteurs et ne sera plus disponible pour ces autres secteurs.

Le gouvernement ne dit pas que les autres secteurs vont obtenir moins d’argent. La réalité est qu’il y a toujours 100% du budget d’investis. Si nous voulons obtenir plus d’argent dans un secteur, il faut le déplacer à partir des autres secteurs.

Il y a la question de choix. Dans une société où tous les gens demandent constamment plus d’argent dans tous les secteurs, il est impossible de répondre aux attentes sans faire de coupure. Il y a donc un choix à faire sur les priorités.

 

Est-ce que les couts pourraient être un investissement?

L’hébergement de réfugiés peut représenter un cout important durant leur arrivée. Cependant, ces réfugiés risquent de s’intégrer à la société et d’occuper des emplois. Dans le long terme, nous nous attendons à ce qu’ils contribuent à la société et paient des taxes. Ces sommes pourraient compenser les couts initiaux de l’hébergement. Donc, les réfugiés pourraient être plus un investissement qu’une dépense dans le long terme.

 

Question de choix et d’options

Les pays plus riches sentent qu’ils doivent aider les citoyens des pays plus pauvres. Cela m’apparait comme étant la seule option pour changer le sort des pays dans le besoin. Cependant, l’aide peut prendre plusieurs formes. Héberger les réfugiés est une option. Dans le contexte des Syriens, nous savons qu’ils fuient la guerre. Les pays pourraient aussi combattre la guerre pour éliminer la source du problème et faire en sorte que les réfugiés ne cherchent plus à quitter leur pays. En ce moment, il y a l’hébergement de réfugiés et aussi la guerre.

 

Conclusion

Il est certain que d’aider comporte des couts. Que ce soit d’héberger les réfugiés ou participer à la guerre pour éliminer la source du problème, les couts sont importants. Ces couts impliquent que l’on fasse des coupures dans les autres secteurs de la société. Peu importe l’option qui est favorisée, il faut héberger les réfugiés pour les besoins immédiats et aussi intervenir dans le long terme dans les pays des réfugiés pour couper la source du problème. Les deux mesures sont nécessaires. La grande question maintenant est probablement plus de savoir comment nous allons balancer le tout pour aider les autres pays avec les ressources financières qui sont toujours un enjeu dans chaque secteur de notre société.





Comment les humains ont volé la nature et comment redonner

L’impact négatif des humains sur la nature n’est plus à démontrer. Les humains ont pris beaucoup plus que ce qu’ils ont donné à la nature. Malgré tous les avertissements, nous sommes en train de tuer la biodiversité et changer le portrait de la planète de façon irréversible.

 

Comment les humains ont volé la nature

Depuis plusieurs siècles, les humains prennent leur place sur la Terre. Le nombre de personnes augmente et cela demande plus de territoire pour loger les gens. Par conséquent, les villes s’étendent et des parcelles de nature disparaissent graduellement. La population est tellement étendue à certains endroits que plusieurs corridors de migrations animales ont été sectionnés.

Quand une ville ou une route est développée à un endroit, cette partie de nature est perdue à jamais. Même des villes abandonnées occupent des endroits qui pourraient être restaurés, mais les infrastructures restent présentes.

Le problème majeur avec notre développement est que ce qui est pris à la nature n’est pas redonné d’une autre façon. La nature offre des ressources limitées. Nous nous approprions toujours plus de parcelles de nature sur une Terre au territoire limité.

 

Quelques exemples d’activités humaines qui pourraient être améliorées

 

Des mines et des carrières qui ont troué le sol

Une fois les carrières ou mines vidées, elles ne reviennent pas. Cela laisse plusieurs trous immenses à la surface de la Terre. Ce sont principalement les exploitations en surface qui posent ce problème.

 

Mine de charbon laissant un énorme trou dans le sol

Mine de charbon laissant un énorme trou dans le sol.

Déforestation massive

À cause de la déforestation, plusieurs espèces animales et végétales disparaissent à un rythme sans précédent. Parmi ces espèces, on compte les orangs-outans et les éléphants. Une partie de cette déforestation fait place à l’agriculture pour l’huile de palme qui est une des ressources cultivées sur les terres défrichées. La consommation d’huile de palme favorise la déforestation et le déclin des orangs-outans qui pourraient disparaitre en majorité d’ici 10 ans. Les orangs-outans sont tués pour ne pas nuire à la culture de l’huile de palme. Souvent, ces orangs-outans sont battus sauvagement jusqu’à l’agonie.

 

Déforestation due à l'exploitation de l'huile de palme à Sumatra

Déforestation due à l’exploitation de l’huile de palme à Sumatra.

 

David Suzuki dit dans son livre “L’équilibre sacré, redécouvrir sa place dans la nature” que 90% des forêts des États-Unis d’Amérique ont disparu depuis 200 ans. Ces forêts ne reviendront pas étant donné que des villes, terres agricoles, routes, carrières, mines, et autres infrastructures créées par les humains occupent ces territoires.

 

Surpêche

Depuis plusieurs années, les stocks de poissons se sont effondrés dans les océans. La pêche représente une ressource alimentaire critique pour bien des peuples à travers le monde. En ce moment, nous consumons plus de poissons que la capacité de régénération des océans. En plus de détruire certaines espèces de poisson, nous risquons de manquer de nourriture.

 

Notre besoin de nourriture est en train de détruire les stocks de poissons

Notre besoin de nourriture est en train de détruire les stocks de poissons.

 

Il faut redonner ce que nous prenons

Malheureusement, le territoire et les ressources sont limités. Nous ne pouvons pas redonner directement à la nature. Cependant, certains scénarios sont envisageables.

Nous pouvons créer ou maintenir certains corridors de migration animale. Cela demande une volonté de la population pour préserver certains secteurs à l’état sauvage. Dans une société qui est toujours en développement, la pression est forte pour urbaniser ces derniers secteurs sauvages souvent convoités pour leur beauté. Le gouvernement doit agir en faveur de l’équilibre de la nature avant les besoins d’urbanisation.

Aujourd’hui, dans certains projets de construction qui détruisent l’environnement, les gouvernements demandent aux entreprises de construction de restaurer ou de compenser un milieu naturel affecté par les nouvelles infrastructures. Par exemple, si un pont est construit et que la construction détruit une partie du milieu naturel, l’entreprise doit reconstruire le milieu naturel d’une autre façon. Ceci empêche les pertes totales des milieux de reproduction et permet à la vie de continuer aux mêmes endroits en maintenant l’équilibre naturel.

 

Conclusion

Sur une Terre aux ressources et territoire limité, nous ne pouvons pas créer de la nature. Cependant, nous pouvons limiter ce que nous prenons de la nature. Dans le contexte actuel, il est difficile de limiter nos actions à cause de notre développement. Nos espoirs sont principalement: de limiter le nombre d’êtres humains sur Terre, le développement durable et une adaptation de nos besoins en harmonie avec les besoins de la nature. Notre développement et nos besoins doivent inclure une place pour la nature. Plutôt que de prendre directement de la nature, nous devons transformer la nature d’une façon stratégique pour compenser les pertes. Même si la planète est transformée de façon permanente, c’est le seul moyen de nous adapter.





Comment pensez-vous payer votre retraite? Avec votre carte de crédit?

Comment pensez-vous payer votre retraite? Avec votre carte de crédit?

Comment pensez-vous payer votre retraite? Avec votre carte de crédit?

Probablement que dans quelques jours, vous allez recevoir votre relevé de compte de carte de crédit de la période des fêtes. Peut-être que vous êtes comme plusieurs personnes qui ne sont pas capables de payer leur carte de crédit en un paiement. Quand vous regardez vos relevés de compte de cartes de crédit, combien d’argent pensez-vous économiser pour votre retraite?

 

Si vous n’avez pas l’argent pour payer votre carte de crédit, pensez-vous vraiment en avoir pour votre retraite?

Un nombre important de gens font appel à des services de consolidation de dettes pour être capables de payer leurs dettes et éviter la faillite. Ce service est utile, mais il démontre que beaucoup de gens n’ont pas d’économie et arrivent à la retraite pauvre.

Selon des sondages, plusieurs personnes paient leurs cadeaux de Noël avec leur carte de crédit même si elles n’ont pas l’argent pour les payer au moment des achats. Ils devront les payer sur une période de plusieurs mois après Noël. Ce fait alimente le débat autour des régimes de retraite et dans quel état ces gens vivront leur retraite.

Le problème est principalement que plusieurs personnes arrivent à la retraite étant dépendantes de l’aide sociale du gouvernement pour survivre.

 

Le gouvernement doit prévoir pour les retraités

Les faits précédant démontrent que les gens ne peuvent être pleinement responsables de leur situation. Le gouvernement doit intervenir et prendre une partie des responsabilités des gens pour assurer leur retraite.

Les gens n’aiment pas payer d’impôt. Ils préfèrent gérer leurs finances. Cependant, plusieurs personnes ne savent pas comment bien gérer leurs finances et encore moins comment prévoir leur retraite. Si ce n’était des mesures d’aide sociale du gouvernement, elles seraient sans domicile.

Il devient évident que le gouvernement doit planifier pour les gens qui ne planifient pas. Même avec l’éducation, les finances restent un domaine émotif et les gens aiment dépenser. Nous vivons dans une société de consommation où le crédit est facile à obtenir. Il est aussi facile de s’endetter.

 

Conclusion

Il n’y a aucun doute pour moi que le gouvernement doit intervenir pour assurer un minimum de revenu aux gens à leur retraite. Éduquer les gens et mettre en place des mesures de gestion des finances aident les gens, mais ce n’est pas suffisant. Ce que l’on risque de voir est plusieurs personnes qui continueront de dépendre de l’aide sociale du gouvernement en étant dans une situation proche de la pauvreté à leur retraite.

Si vous voulez vraiment planifier une bonne retraite, pensez à la façon dont vous utilisez le crédit et cela pourrait en dire long sur la qualité de votre retraite.





Le problème de vitesse d’apprentissage et comment le régler

Le problème de vitesse d'apprentissage et comment le régler

Le problème de vitesse d’apprentissage et comment le régler

Dans une classe, chaque étudiant a une vitesse d’apprentissage différente. Certaines personnes apprennent plus vite une matière scolaire pendant que leurs collègues apprennent plus lentement une autre matière scolaire. Pourtant, les étudiants sont forcés d’apprendre à un même rythme et forcés d’obtenir leur diplôme en même temps.

 

Problèmes du modèle scolaire actuel

Pour plusieurs étudiants, le problème est souvent lié au fait que c’est trop vite ou trop lent. Le problème est relié aux conséquences à long terme. Voici les principaux problèmes et leurs conséquences.

Problème de classe uniforme: Les étudiants ne peuvent apprendre toutes les matières au même rythme. Pourtant, ils doivent répondre aux mêmes exigences pour graduer leur cours d’une année scolaire à l’autre. Ceci amène un problème lié à la vitesse d’apprentissage.

Apprentissage trop vite: Si un étudiant a de la difficulté à apprendre à une étape d’apprentissage, il aura encore plus de difficulté à la prochaine étape. Avant de passer à la prochaine étape, il faut maitriser l’étape actuelle. Dans un groupe où tous les étudiants sont forcés de suivre à une vitesse moyenne, plusieurs personnes ne vont pas maitriser la matière avant de passer à la prochaine étape. Ces étudiants vont accumuler de plus en plus de retard. Éventuellement, ils vont soit décrocher ou échouer à leur cours et redoubler par manque de compétence.

Apprentissage trop lent: Malgré que cela ne semble pas majeur comme problème, cela reste un problème quand même. Certains étudiants ont plus de potentiel que d’autres dans une classe. Le fait de suivre la vitesse moyenne du groupe fait en sorte qu’ils ne vont pas développer leur plein potentiel. De plus, s’ils s’ennuient, ils peuvent éventuellement décrocher par manque d’intérêt.

 

Solutions

La meilleure solution que nous pouvons développer est d’enseigner sur une base individuelle et personnalisée pour chaque étudiant. Ceci ressemble beaucoup à un cours individuel et privé, mais avec les technologies d’aujourd’hui, nous pouvons aller chercher ce potentiel sans les couts des cours privés.

En ce moment, l’enseignement se fait par groupe. C’est plus rentable d’enseigner à un groupe que d’avoir un professeur pour chaque étudiant. C’est une approche censée et intuitive de longue date. Par contre, avec la complexité de la matière à apprendre aujourd’hui, cette approche pose problème. Il faut donc penser comment nous pouvons enseigner à des vitesses différentes pour chaque étudiant tout en ayant un professeur pour un groupe.

Le mode d’enseignement le plus individuel et le plus avancé est à l’ordinateur. Plusieurs logiciels existent pour enseigner à une personne seule. Ceci fonctionne relativement bien pour les gens ayant déjà des notions avec la langue.

Si nous pouvons apprendre de tutoriels sur YouTube et autres sites de vidéos, nous pouvons apprendre de cette façon à l’école ou à la maison. Il serait intéressant de développer davantage un modèle qui compte de cet aspect.

Modèle mixte: En ce moment, je crois que le modèle idéal serait des écoles avec un modèle mixte entre les classes et l’apprentissage individuel. Il y aurait des cours en classe et aussi des périodes où les étudiants apprendraient à l’ordinateur avec les tutoriels. Les professeurs seraient aussi disponibles pendant les périodes de tutoriels pour répondre aux questions des étudiants.

Flexibilité du temps d’apprentissage: Souvent, les étudiants sont plus fort en mathématique ou en français. Selon leur matière la mieux maitrisée, ils pourraient passer plus de temps pour apprendre leur matière plus faible pour se mettre à niveau et suivre le groupe.

Taille variable des groupes: Si vous étiez dans un groupe de 1000 étudiants qui apprenaient la même matière, imaginez les écarts d’apprentissage. Maintenant, diviser ce groupe en 20 groupes de 50 étudiants où chaque groupe a une maitrise différente de la matière. Chaque groupe performera mieux grâce à un enseignement plus adapté à leur niveau. Prenez ces 50 étudiants par groupe et divisez encore chaque groupe en 5 groupes de 10 étudiants. L’enseignement va être encore plus adapté. Plus l’enseignement se
rapproche de l’individu, plus l’enseignement est adapté.

 

Conclusion

Les taux de décrochage scolaire élevés justifient qu’on innove dans les façons d’enseigner. Je crois qu’une partie de ce taux est attribuable aux façons d’enseigner.

Le mode d’apprentissage informatisé et l’Internet nous ont démontré qu’il est possible de bien apprendre avec ces outils sur une base individuelle (à l’extérieur d’une classe).

Étant donné que chacun a une façon différente d’apprendre, il faut donc que l’école s’adapte aux étudiants le plus possible. Cette adaptation des écoles doit se faire essentiellement avec un modèle mixte entre l’apprentissage individuel et les cours en classe.





Quelles informations devrions-nous archiver à propos de notre société?

Quelles informations devrions-nous archiver à propos de notre société?

Quelles informations devrions-nous archiver à propos de notre société?

Nous vivons dans une ère d’informations et de communication. Internet a certainement aidé à propager l’information et son développement. Avez-vous déjà pensé à la quantité d’information que nous archivons chaque jour? C’est beaucoup. Donc, il est essentiel de préserver seulement les archives qui apportent une valeur à notre société.

Nous n’avons pas besoin de tout archiver. Nous pouvons nous demander pourquoi nous devrions préserver certaines émissions de télévision plus que d’autres. Nous devons déterminer à quoi serviront les archives. La réponse ne me semble pas forcément évidente. Plusieurs fois, nous le savons des décennies plus tard avec le recul.

Par exemple, dans le domaine des jeux vidéos où je travaille avec ma compagnie de jeux indépendants, le nombre de jeux augmente depuis des décennies. Il y a plein de bons jeux des années 80s qui sont accessibles encore aujourd’hui. Bien qu’ils représentent une minorité des jeux, le principe de l’information qui s’accumule et qui dilue les autres jeux est présent. Les archives de jeux ne font que grandir. Les noms de jeux se ressemblent de plus en plus par manque d’originalité. Malgré cela, je trouve important de préserver les jeux plus anciens. Ils ont une valeur historique et servent d’inspiration à la communauté de joueurs et développeurs.

Voici certains types d’archives qui semblent s’accumuler avec le temps.

  • Nouvelles télévisées
  • Films
  • Émissions de télévision
  • Émissions radio
  • Chansons et musique
  • Livres
  • Videos YouTube
  • Archive site web (page web et les différentes versions dans le temps)
  • Logiciels (applications et jeux vidéos)
  • Histoire des peuples
  • Données archéologiques

 

Problèmes liés à l’archivage des informations et pourquoi s’en soucier?

Nous pouvons penser que la gestion de l’information deviendra de moins en moins efficace à mesure que les archives grandiront.

Je me suis demandé quelles informations il serait important d’archiver. Tout archiver est une aberration. Au moment de chercher de l’information pertinente, plusieurs informations pourraient diluer celles qui sont importantes.

En plus d’archiver le présent, nous sommes en train d’archiver l’histoire des peuples anciens. Par exemple, nous sommes en train d’archiver l’histoire de l’Égypte antique sur plusieurs milliers d’années. Imaginez la quantité d’informations que nous sommes en train d’archiver.

Certains problèmes notables apparaissent avec l’archivage d’information.

  • Dilution des nouvelles informations: À moins de pouvoir chercher par date, nous obtenons souvent des résultats très anciens. La quantité de résultats rend la sélection des informations pertinentes beaucoup plus difficile à mesure que la quantité d’informations grandit.
  • Couts d’entretien: L’archivage des informations demande un cout d’archivage pour l’entretien et l’accessibilité aux archives. Ces couts peuvent devenir très élevés étant donné que nous avons tendance à archiver plus d’informations.

 

Solutions

Selon moi, il n’y a pas de solutions qui peuvent réellement résoudre le problème de façon très efficace. Voici certaines solutions.

  • Une solution volontaire serait de supprimer graduellement les archives les plus anciennes en gardant les plus significatives. Par contre, cette sélection est basée sur des critères qui sont difficiles à établir.
  • Une solution inconsciente qui existe déjà est de laisser les gens décider de façon collective et inconsciente de garder les archives. Par exemple, le jour où chacun aura supprimé ou détruit un livre, c’est probablement parce qu’il n’aura plus assez de valeur pour être gardé par rapport aux autres livres.

D’une façon ou d’une autre, les archives ont tendance à grandir à un rythme problématique.

 

Conclusion

Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises réponses. Nous ne savons pas exactement quand nous allons avoir besoin de ces archives. Il faudrait faire un ménage de temps à autre. Le point principal est d’être conscient du problème. Malgré cela, j’ai l’impression que nous aurons une quantité phénoménale d’information et très difficile à gérer dans une génération ou deux.





Est-ce que la justice est à vendre?

Est-ce que la justice est à vendre?

Est-ce que la justice est à vendre?

Combien êtes-vous prêt à payer pour être entendu dans un palais de justice? Combien valent vos droits?

Vous ne verrez pas de prix sur l’application d’une loi. Cependant, si vous poursuivez quelqu’un ou si vous êtes poursuivi par quelqu’un, vous devez dépenser de l’argent. Nous sommes censés avoir un système de justice. L’argent est un aspect de la vie qui n’est pas juste entre les individus. La première qualité de la justice est d’être juste. Est-ce juste que des individus aient une capacité de poursuivre ou se défendre différente?

Pour illustrer l’injustice par rapport à l’argent, pensez à ces gens qui ont abandonné des poursuites par manque d’argent. Dans certains cas, ils ont laissé des criminels continuer leurs crimes sans pouvoir rendre justice par manque d’argent.

Un cas célèbre au Québec est celui de Claude Robinson contre Cinar. Claude Robinson a dû dépenser des centaines de milliers de dollars pour poursuivre Cinar. Ceci représente une somme d’argent énorme pour la majorité des individus. Pendant ce temps, Cinar a dépensé un montant relativement bas pour une entreprise pour se défendre. Cela ressemble beaucoup à David contre Goliath.

Pour mieux comprendre le principe de justice à vendre, comparons avec l’exemple suivant. Quand quelqu’un va au magasin, il doit payer pour obtenir un bien ou un service. Il en est de même dans le système de justice pour se faire entendre. Dans plusieurs cas, si vous ne payez pas les droits pour déposer une poursuite, vous n’avez pas le droit d’être entendu.

L’accès à la justice est extrêmement inégal entre les individus et les entreprises avec des finances différentes.

Un des principes fondamentaux d’un vrai système de justice est que les droits ne sont pas monnayables. Parce qu’il demande des sommes d’argent inégales et non équitables aux individus, le système de justice est la pire injustice de notre société.

Finalement, est-ce que la justice est à vendre ou non? Si vous ne payez pas, vous ne pouvez poursuivre ou peut-être même vous défendre. De plus, dépendamment du montant dépensé en frais d’avocat, vos chances de gagner votre poursuite pourraient varier grandement. Donc, pas d’argent, pas droits.





Les liens entre la politique et l’industrie privée sont-ils sains ou malsains?

Les liens entre la politique et l'industrie privée sont-ils sains ou malsains?

Les liens entre la politique et l’industrie privée sont-ils sains ou malsains?

Plusieurs personnes disent que les partis politiques sont financés par le privé. C’est pourquoi les partis sont biaisés dans leurs décisions politiques et qu’ils répondent parfois à des intérêts privés avant des intérêts démocratiques.

Un évènement a attiré mon attention sur les liens entre la politique et l’industrie privée. Le 8 octobre 2013, l’homme d’affaires Paul Desmarais décéda. Lors des funérailles et d’une cérémonie d’hommage, plusieurs personnes du milieu politique se sont déplacées pour les évènements. Quand des gens se rendent à des funérailles, c’est parce qu’ils ont une connexion avec le défunt.

Plusieurs critiques ont déjà été enregistrées concernant Paul Desmarais et ces liens avec la politique. Ce n’est pas une surprise de voir autant de politiciens à la cérémonie d’hommage.

Ce cas est peut-être hors de la moyenne, mais celui-ci soulève plusieurs questions sur notre société démocratique. J’ai souvent posé la question: sommes-nous démocratiques? Il est douteux de voir des entreprises privées financer des partis politiques. Pourquoi une entreprise privée financerait-elle un parti politique? Même pour une personne d’affaires, la même question se pose. Habituellement, les gens attendent un retour sur leur investissement. Qu’attendent-ils de leur soutien à un parti politique?

Finalement, les liens sont-ils sains ou malsains? Le problème de la corruption est un lien malsain. Ce qu’on voit comme corruption dans les médias représente déjà une partie visible de liens malsains. Il est impossible de bien représenter les autres liens qui sont non visibles. Ce qui est certain, c’est que des gens de l’industrie privée ont des intérêts financiers à voir élire certains partis politiques plutôt que d’autres.





Achetez à crédit sans payer un sou pendant an! Est-ce vraiment une bonne chose?

Achetez à crédit sans payer un sou pendant an! Est-ce vraiment une bonne chose?

Achetez à crédit sans payer un sou pendant an! Est-ce vraiment une bonne chose?

Plusieurs entreprises offrent de faire des achats à crédit sans paiement avant un an. Est-ce quelque chose qui aide ou qui nuit aux consommateurs? Le crédit est devenu plus facile à obtenir et le taux d’endettement des Nord-Américains a aussi augmenté.

 

Une mesure pour attirer les consommateurs

Dans la société nord-américaine, les gens achètent beaucoup à crédit. Bien souvent, ils achètent des biens ou services à crédit dont ils ne pourraient se payer si le crédit n’existait pas. Le crédit permet aux gens d’acheter un style de vie plus rapidement.

 

Le problème du crédit

La plupart du temps, le crédit vient avec des intérêts. Plusieurs personnes vont payer plus cher, une fois leur bien complètement payé, parce qu’ils paient des intérêts sur des paiements échelonnés sur plusieurs mois. Le remboursement peut être bien géré avec une bonne planification budgétaire. Ça ne représente pas forcément un gros problème.

Il y a un problème plus subtil. Quand des entreprises offrent à leur client de payer seulement dans un an, les clients ne voient pas leur dette. Par exemple, les gens achètent une piscine ou un divan et en profitent pendant un an sans payer. Pendant ce temps, ils continuent d’acheter à crédit parce qu’ils sont habitués à ce genre de mode de vie. Ils paient leur carte de crédit et un an plus tard, le paiement de leur achat superficiel vient faire surface! La carte de crédit vient de se charger soudainement pour plusieurs années avec un montant supplémentaire.

Très souvent, le consommateur éprouve des difficultés financières. Ensuite viennent les agences de consolidation de dette et la faillite personnelle.

Connaissez-vous beaucoup de gens qui achètent à crédit sans paiement pendant un an pour faire fructifier cet argent dans un compte bancaire? Habituellement, les gens semblent l’utiliser pour se payer d’autre chose.

Acheter un véhicule automobile à crédit quand nous avons un emploi est une chose sensée. Dans d’autres cas, le crédit est devenu tellement ridicule qu’il permet aux gens d’acheter à crédit des biens qu’il achèterait en un seul paiement. Pensez à cette machine à café qui coute 100 $ et payée en 36 versements avec les intérêts. Franchement, si n’avez pas les moyens d’acheter la machine à café en un seul paiement, n’achetez pas la machine.

 

Conclusion

En général, le crédit est une bonne chose à mon avis. Il demande une éducation et n’est pas pour tous les gens. Si on achète à crédit, on devrait commencer à rembourser dans le mois qui suit. L’effet négatif des délais de remboursement d’une année fait croire aux gens qu’ils ont plus d’argent à dépenser. Ça donne l’impression qu’ils n’ont pas de dette et ils vivent au-dessus de leur moyen. Il n’est pas surprenant d’apprendre que le taux d’endettement a considérablement augmenté au cours des dernières années.





Trouvez-vous injuste de payer deux fois pour les routes?

Pont Champlain.

Pont Champlain.

Le péage du nouveau pont Champlain à Montréal crée un débat chez les Québécois.

Certaines autoroutes et certains ponts du Québec ont été financés avec des péages jusqu’en 1991. Ces infrastructures ont été financées directement par les taxes après 1991. Récemment, nous avons vu deux nouveaux ponts apparaitre avec péage. Celui de l’autoroute 25 reliant Montréal à Laval et celui de l’autoroute 30 à l’ouest de Montréal.

 

Des problèmes qui coutent cher

Le problème en gros est que les citoyens paient déjà des taxes pour les infrastructures et que le gouvernement vient leur demander encore de l’argent pour payer ces nouvelles infrastructures. Voici les problèmes plus précis que je vois par ce genre d’approche.

 

Hausse des taxes et du cout de la vie

Nous payons déjà un certain montant de taxes. Les gens qui utiliseront le nouveau pont Champlain devront payer leur passage en plus de payer le même montant de taxes qu’ils paient déjà. Dans l’ancien modèle, les gens payaient déjà des taxes en plus de payer leur passage. En 1991, le gouvernement a décidé d’abolir les péages et de financer les infrastructures directement par les taxes perçues. Les gens payaient davantage de taxes, mais plus aucun péage. Aujourd’hui, les gens paient un montant de taxes déjà très élevé et le gouvernement vient leur demander de payer pour passer sur certains ponts sans réduire les taxes des citoyens.

Pour le pont Olivier-Charbonneau, le cout est de 2.48 $ par passage aux heures de pointe pour les utilisateurs avec le transpondeur. Pour environ 260 passages (soit 5 jours de travail par semaine à deux passages par jour), cela fait approximativement 1290 $ par année. C’est probablement la prime d’assurance que les gens paient pour leur voiture.

Considérons le dernier exemple et ajoutons le nouveau pont Champlain. Imaginez un automobiliste traversant les deux ponts. Le cout serait de l’ordre de 2600 $ par années. Plusieurs ponts pourraient exiger un péage dans les prochaines années au fur et à mesure qu’ils seront remplacés. Il n’est pas rare dans la région de Montréal qu’un automobiliste traverse deux ponts pour se rendre au travail. Avec des couts comme ceux-là, les automobilistes payeront l’équivalent d’une autre prime d’assurance, leur automobile une deuxième fois ou même les deux!

Dans quelques années, un automobiliste qui part de Laval pourrait traverser le Pont Olivier-Charbonneau (entre Laval et Montréal) et le futur pont Champlain (entre Montréal et Brossard) à un cout similaire que le carburant que le trajet demandera (même avec le transpondeur).

 

Couts de gestion supplémentaires

Les infrastructures de péages engendrent des couts supplémentaires pour percevoir l’argent. En plus de payer un pont ou une autoroute, les citoyens doivent payer la gestion des infrastructures. Ces couts de gestion pourraient être évités si le gouvernement gérait directement les couts par les taxes.

Pour un pont ou deux à l’échelle provincial, ça ne fera probablement pas des couts de gestion très élevés, mais imaginez que chaque pont et autoroute de la province demande un péage. Ça fait beaucoup de gestion et de couts inutiles pour percevoir l’argent directement de la poche des automobilistes.

 

Complexité pour les citoyens

Le fait d’ajouter des postes de péage et transpondeurs pour percevoir l’argent des automobilistes crée une complexité pour ceux-ci. Cela leur requiert du temps supplémentaire qui pourrait être évité si le gouvernement percevait directement les taxes requises dans les taxes globales.

Prenons un exemple concret. Le nouveau pont Olivier-Charbonneau de l’Autoroute 25 demande un péage depuis sa construction en 2011. Les utilisateurs peuvent le traverser à un cout de passage plus élevé sans transpondeur. Le cout plus élevé comprend des frais de gestion. Pour les utilisateurs réguliers, l’acquisition d’un transpondeur électronique permet d’enregistrer les passages à un cout plus bas.

Le transpondeur n’est pas mauvais en soi, mais imaginez le trouble pour les automobilistes qui devront traverser plusieurs ponts. Ils auront besoin d’un transpondeur pour chaque pont!

De plus, cela pénalise les gens de l’extérieur qui viennent dans la région de Montréal en automobile. Fort probable que les gens en visite dans la région ne prendront pas de transpondeur et paieront le prix maximal. Cela crée des couts supplémentaires considérables.

 

Qui bénéficie réellement du péage?

Il y a un principe où les gens paient des taxes au gouvernement pour développer les infrastructures. C’est un bien collectif. Habituellement, nous ne payons pas individuellement pour chaque segment de route que nous utilisons. Les gens ont accepté l’idée que nous payons des taxes d’une façon générale pour gérer les infrastructures (incluant plusieurs services publics) avec ces taxes.

Notre modèle actuel comprend deux modes de paiement pour les infrastructures : payer individuellement chaque infrastructure et payer globalement pour l’ensemble des infrastructures. Nos taxes paient la majorité des sections de route. Seulement une minorité de sections est privée et exige un péage.

Nous pouvons nous demander s’il réellement mieux d’avoir certaines routes entretenues par le secteur privé. Est-ce que la population obtient le maximum de son argent avec ce modèle? Certaines personnes pensent que les routes sont mieux entretenues par le secteur privé.

De plus, posons-nous la question : pourquoi payer pour les ponts et non les boulevards? Selon moi, il y a deux raisons. Premièrement, les ponts sont parmi les infrastructures les plus chères. Le gouvernement qui est endetté et incapable de payer pour les nouveaux ponts et c’est pourquoi il instaure des péages. Deuxièmement, les ponts sont des accès très restreints. Si un automobiliste veut contourner un pont, les alternatives sont relativement loin. Contrairement aux boulevards et routes secondaires, les ponts représentent des accès avec peu ou sans autre possibilité. Ça devient plus facile de faire payer le citoyen.

 

Conclusion

Tout cela me porte à penser que le gouvernement instaure un système de péage pour être capable de payer les nouveaux ponts parce qu’il n’a pas les moyens financiers pour les construire. Plusieurs ponts sont déjà dans un état lamentable avec des couts d’entretien très élevés. D’une façon ou d’une autre, nous allons payer pour les ponts. La grande différence est que nous allons payer pour la gestion en plus de payer pour les ponts.

Imaginez que tous les ponts de la région de Montréal demandent un péage. Une personne pourrait facilement traverser trois ponts (de la Rive-Nord vers la Rive-Sud) aller-retour et cela pourrait couter environ 14 $ de péage en plus du carburant.

Le financement des infrastructures semble avoir fonctionné pendant plusieurs années sans péage (depuis 1991). Aujourd’hui, nous sommes en train de revenir à l’ancien modèle avec des couts supplémentaires. En faisant le calcule comme ci-dessus, nous pouvons constater l’ampleur des couts qui peut être comparable à payer son carburant, sa prime d’assurance ou son véhicule une deuxième fois. Ceci pourrait représenter un cout démesuré dans les années à venir pour l’ensemble des automobilistes.

Trouvez-vous injuste de payer pour chaque passage? Généralement, pensez-vous que les péages vont améliorer votre vie?











À propos de ce blogue

Pour qui est ce blogue? - Ce blogue est pour les personnes qui s'intéressent à l'innovation sociale.

Pourquoi devrais-je le suivre? - Parce que nous devons impliquer les gens à propos de l'innovation sociale et nous avons besoin de définir de meilleurs modèles de société. Nos sociétés sont si complexes et changent si rapidement que nos responsabilités sociales sont plus nécessaires que jamais. En fait, le monde n'a jamais changé si rapidement. Ce blogue est une plaque tournante et une source d'inspiration pour les gens intéressés à résoudre nos problèmes sociaux.